Vous pouvez également écouter les enseignements audio et voir un diaporama de photos.

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Quand je suis allée en Inde, j’ai entendu des histoires hallucinantes de dizaines de nouveaux croyants ajoutés à des églises de maison en une seule journée. Cela n’aurait pas dû me surprendre, car nous lisons de tels récits dans le livre des Actes, mais j’étais « jalouse », car je voulais vivre la même chose, et j’en étais très loin. Par exemple, un homme a donné le témoignage suivant : il était invité à un mariage, mais une personne possédée par un mauvais esprit perturbait la fête ; les autres invités s’inquiétaient, car ils ne connaissaient pas de sorcier dans ce village capable de chasser l’esprit. Alors, le croyant a pris la parole et chassé l’esprit au nom de Jésus-Christ. La personne a été délivrée sur-le-champ et la fête de mariage s’est poursuivie dans la paix. Le lendemain, tout le village est venu à l’église de maison chez le croyant en question, à tel point que sa maison était trop petite pour tous les accueillir !

Et bien, figurez-vous que Dieu ne fait pas de favoritisme et que Dieu m’a donné de vivre une église de maison similaire. Que la gloire Lui soit rendue. En Inde, j’avais passé du temps avec Sangat Bains, le responsable des églises de maison dans ce pays. A mon retour en France, je savais que des croyants dans une dizaine de pays européens allaient inviter Sangat à leur rendre visite en Europe cet été. J’ai décidé de me joindre à eux et d’inviter Sangat en région parisienne, chez moi. Avec Sangat, nous invitions aussi un autre croyant, d’Angleterre, Laurence Torr. Quant à la réunion chez moi, je me disais : « Oh, nous serons cinq dans mon salon », car je ne connaissais personne d’intéressé par une telle visite. Nous étions début février.

Notre église de maison en plein air Et bien, figurez-vous que la réunion avec Sangat, organisée les 7 et 8 août chez moi, a dû avoir lieu en plein air car il n’y avait pas assez de place dans mon salon pour accueillir tous les participants !!! Gloire à Dieu ! Nous nous sommes retrouvés environ 45, pour un pique-nique informel le samedi et une église de maison – enfin une église de plein air – le dimanche. J’ai vraiment pris conscience du nombre que nous allions être dix jours seulement avant les festivités, et Franck, mon mari, a assuré comme un chef pour trouver un endroit adéquat pour notre rassemblement. Un théâtre de verdure. Dieu a veillé sur le temps : nuageux pour que nous ne soyons pas en plein soleil, mais sans pluie. Magnifique !

Les personnes qui ont participé à ce rassemblement étaient pour la plupart nouvelles dans ma vie. J’en connaissais une dizaine depuis plus d’un an. Les autres, je les avais rencontrées dans les six mois précédant le week-end à Chelles ; elles venaient de région parisienne, de Lyon, de Belgique, etc. Il y en a une demi-douzaine que j’ai rencontrées sur le moment-même, lors de la réunion à Chelles, car elles avaient été invitées par une amie commune. Je tiens à saluer particulièrement Joseph et Auclair, deux compagnons d’œuvre avec qui je sais que j’irai loin au service de Dieu. Je voudrais aussi décerner la palme de la « motivation exemplaire » à maman Rose, qui s’est levée à 4h du matin pour venir à Chelles en bus depuis la Belgique !

Oh, bien sûr, le week-end n’était pas parfait. Nous avions deux bonnes heures de retard pour chaque repas, et je n’avais qu’un seul cabinet de toilettes pour 45 personnes ! Mais je n’attendais plus d’être parfaite pour agir, sinon, l’objectif de perfection nous paralyse et l’on ne fait jamais rien, ou si peu. Dieu nous demande de travailler « de mieux en mieux » à Son œuvre, ce qui implique par commencer au niveau où nous sommes pour progresser dans l’action.