Il étendit sa main d'en haut, il me saisit,
Il me retira des grandes eaux
Psaume 18 : 17

Le psaume 18 est un sublime condensé d'amour, de reconnaissance et de louange exprimés par David à l'égard de Dieu. Dès sa première ligne, je connais les événements qui ont suscité son écriture et le résultat obtenu par David, en danger de mort à l'époque. Les attributs de Dieu qui protège et qui sauve sont décrits par une énumération de métaphores désignant des places fortes de refuge et de préservation. Cette figure donne un ton saisissant au récit du psalmiste. Ce même récit est encore plus captivant quand il décrit les actions entreprises par Dieu pour venir jusqu'à David: c'est une succession haletante de métaphores anthropomorphiques qui commence au verset 7 et se termine au verset 17. J'y vois un Dieu tout puissant (puisque la création toute entière et ses éléments lui obéissent) qui littéralement remue ciel et terre pour parvenir jusqu'à un de ses serviteurs en détresse.

Je suis intensément émue par le verset 17 qui est la culmination et l'objectif des actions puissantes menées par Dieu en faveur de David. Quand je considère chaque mot de ce verset je vois la bonté de Dieu qui vient d'être présenté comme un être d'une puissance inégalée. Dieu est bon car il effectue un geste conscient, réfléchi et à visée positive : il tend la main à David, établissant ainsi un contact direct avec lui... et d'en haut car il vient du royaume des cieux. Dieu ne se contente pas de toucher David par la main, il le met hors de danger, et quel danger ! Un véritable danger de mort.

Je retiens de ce psaume que mon Dieu est un Dieu qui délivre et met en sûreté des serviteurs qui l'appellent au secours. Le dernier verset annonce la venue du Seigneur Jésus Christ, l'Oint de Dieu et descendant de David. C'est presque un clin d'oeil de Dieu qui me dit qu'il déploiera pour moi, sa fille, les mêmes moyens qu'il a déployés pour David, son serviteur. Dieu et son fils Jésus Christ sont indissociables.

Béatrice